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vendredi 18 juillet 2014

Transformer 20$ par semaine en portefeuille de 306,000$, oui c’est possible!

Lorsqu’on parle de placements, les mots clés sont : patience, constance et ténacité. Oui, si vous n’êtes pas déjà millionnaire, créer un portefeuille prend du temps. Il faut être patient! Bien sûr, vous pourriez prendre tout votre argent et le jouer au casino à la roulette, mais l’idée n’est pas de « jouer » votre argent, mais bien de la faire fructifier, car à la roulette vous pourriez bien tout perdre. Lorsqu’on investit son argent, on tente de limiter les risques. Il faut être constant; un bon exemple de constance lorsqu’on veut augmenter son portefeuille est de procéder à des virements automatiques directement de votre compte bancaire à chaque paie. Et finalement, la ténacité, le marché fluctue continuellement et il peut être difficile pour certain de voir leur portefeuille perdre une partie de sa valeur. Le plus important, garder son sang-froid et même dans la limite du possible, profiter de la baisse du marché pour investir davantage! Bref, j’imagine que vous en avez assez de ce bla bla (qui est, soit dit en passant, très important), ce que vous voulez réellement savoir c’est COMMENT? Comment peut-on transformer un simple 20$ par semaine en un portefeuille de plus de 300,000$? Et bien en faisant preuve de patience, de constance et de ténacité! Hahaha!    
 
Un exemple concret
Imaginons que vous avez aujourd’hui 30 ans et que vous décidiez d’investir 20$ par semaine (ou 1,020$ par an) dans votre REER. Votre taux d’imposition marginal est de 42%. Chaque année, le gain d’impôt réalisé est automatiquement réinvesti. Comme nous savons que les marchés sont parfois à la hausse et parfois à la baisse, prenons un scénario où le portefeuille rapportera en moyenne 6% d’intérêt annuel jusqu’à votre retraite et 3,5% par la suite, jusqu’à la fin du décaissement. Vous désirez prendre votre retraite à 67 ans et pensez avoir besoin de vos revenus de retraite durant 18 ans, soit jusqu’à ce que vous ayez 85 ans.
 
Pour le détail des calculs, vous référer aux tables complètes au bas de l’article. Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de lire mes articles précédents et qui auraient de la difficulté à comprendre les tables, je vous invite à aller lire les articles précédents où sont expliqués plus clairement les calculs).
 
Votre investissement à la retraite aura une valeur de 231,878.27$, dont 193,398.27$ en intérêt.
 










 
 
 
Lorsque vous aurez 67 ans, vous cesserez d’investir dans votre REER et commencerez à retirer graduellement les sommes de votre portefeuille. Disons, à raison de 17,000$ par an (à partir de 71 ans, les sommes seront transférées dans un FERR). Puisque l’argent n’est pas entièrement retirée d’un seul coup, la balance restante dans le portefeuille continue à générer des intérêts, qui au bout de 18 ans, auront générés 74,121.73$ d’intérêts additionnels.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Donc, vous investirez au total 38,480$ (20$ * 52 semaines * 37 ans) qui vous rapportera 306,000$! Bien entendu, lorsque vous retirerez, à chaque année, les sommes de votre REER (ou FERR) vous devrez payer l’impôt sur vos retraits annuels de 17,000$.
 
 
Investissement
 
Décaissement
 
N’oubliez pas que vous être unique et que la solution qui a si bien fonctionnée pour votre beau-frère pourrait ne pas vous convenir, c’est pourquoi il est important, avant de prendre des décisions importantes, d’en discuter avec son conseiller en sécurité financière. Pour une même personne, de nombreuses situations sont possible. J’ai parlé ici de REER, mais on aurait aussi pu parler d’autres outils de placement. Le plus important est d’avoir une approche globale qui tient compte des besoins réels de chaque client, de son profil d’investisseur et de sa tolérance au risque.
 
Afin de vous aider à prendre des décisions éclairées sur vos finances personnelles, je vous invite à me contacter à l’adresse courriel suivante : srainville@sflmaisonneuve.com ou au numéro de téléphone suivant 514-483-2070 #223.
  
 

samedi 21 juin 2014

Tombez en amour avec les REER!

Il y a 5 ans, lorsqu’on me parlait de REER,  ça me donnait des brûlures d’estomac. À 22 ans, à peine sortie de l’école, copropriétaire d’un duplex et avec une voiture neuve à payer, la dernière chose dont j’avais envie, c’était d’entendre parler de REER ou de retraite. Premièrement, cette dernière ne viendrait pas avant une quarantaine d’année et en plus, il était hors de question que je me prive des derniers centimes que j’avais pu amasser à la sueur de mon front, en travaillant une 2e job à mon compte, pour les placer dans un REER, où je ne pourrais plus y toucher avant la retraite. Ma pensée était : « C’est mon argent, je veux pouvoir en faire ce que je veux».
 
Je me rends bien compte aujourd’hui que j’aurais eu avantage à être mieux informée. Si, plutôt que de vouloir m’acharner à rembourser plus rapidement mon hypothèque, j’avais plutôt décider de cotiser à mon REER, c’est plusieurs milliers de dollars supplémentaires que j’aurais économisé. Pour plus de détails à ce sujet, voir l’article : « Pourquoi ne pas rembourser mon hypothèque plus rapidement ».
 
Avantages
Cotiser au Régime Enregistré d’Épargne Retraite (REER) comporte plusieurs avantages. Le premier et le plus important est le report d’impôts. En gros, si vous gagnez un revenu de 55,000$ et que vous cotisez 5,000$ à votre REER, vous aurez un revenu imposable de 50,000$; donc, vous paierez de l’impôt sur 50,000$ plutôt que sur 55,000$. Une chose importante que les gens oublient (ou ne réalisent pas), c’est que l’impôt sur le revenu est une dette que l’on doit chaque année à la société, dette au taux marginal variant de 31% à 54.75%* selon son revenu imposable. Donc, pour un placement de 5,000$ dans un REER, avec un revenu imposable de 50,000$ et un taux marginal d’imposition de 42% (22% au fédéral et 20% au provincial)*, c’est une économie d’impôt immédiate de 2,100$.
 
Un deuxième avantage important est que tous les gains réalisés à l’intérieur du REER sont aussi avec report d’imposition. Ce qui veut dire que tant que l’argent reste à l’intérieur du REER, celui-ci n’est pas imposable, contrairement à un placement non enregistré où les gains de l’année sont imposés dans l’année où ils sont gagnés.  Ceci a un énorme impact sur le placement car votre portefeuille grossira beaucoup plus rapidement.
 
Ex :               Placement non enregistré
 Valeur nette du placement après 5 ans : 5,768.29$
 
Placement enregistré (REER) – les gains sur impôts sont réinvestis dans le REER
Si le taux d’imposition au retrait est aussi de 42%, la valeur nette du placement après 5 ans : 6,207.43$.
 
Un troisième avantage est les régimes fiscaux disponible grâce aux REER, tel que le Régime d’Accession à la Propriété (RAP) pour aider les gens qui veulent acheter une première maison ou encore le Régime d’Encouragement à l’Éducation Permanente (REEP) pour aider les gens qui désirent retourner à l’école à temps plein. Ces régimes permettent de retirer les sommes du REER sans payer l’impôt à condition de rembourser dans les 15 ans suivants le retrait (un remboursement annuel minimal est requis en fonction du montant du retrait et du nombre d’année de remboursement restantes).
 
Un quatrième avantage est que, normalement, lors du retrait de vos cotisations, votre revenu sera moins élevé que lorsque vous avez cotisé, et idéalement sera dans une tranche d’imposition inférieure à celle que vous payez aujourd’hui. Par exemple, si aujourd’hui votre revenu imposable est 50,000$, vous aurez un taux marginal d’imposition de 42% alors que lorsque vous retirerez vos cotisations, si vos revenus totalisent 40,000$, votre taux marginal d’imposition sera de 31%*. Dans notre exemple précédent, nous avons remarqué que même à taux d’imposition identique, il était avantageux d’investir dans le REER, imaginez si votre taux d’imposition au retrait était moins élevé!
 
Mise en situation
 
Vous n’êtes toujours pas convaincu ou vous avez du mal à visualiser ce que cela peut représenter? Voici une mise en situation qui vous fera voir les économies qui peuvent résulter d’un placement REER versus un placement non enregistré. 
Jean a 50 ans et veut placer 5,000$ par année pendant 10 ans pour sa retraite. Il gagne 55,000$ par année, son taux marginal d’imposition est de 42% et il s’attend à un rendement moyen de 6% sur ses placements. Il se demande s’il devrait investir dans son REER ou dans un placement non enregistré.
A)       Option REER – Avec réinvestissement des sommes d’impôt économisées dans le REER.
       (Voir le tableau plus bas pour les détails.)
Après 10 ans, Jean obtiendra un placement de 113,326.99$. Bien sûr, il lui faudra payer de l’impôt lors du retrait. S’il décide de retirer la totalité d’un seul coup (situation non souhaitable car le taux marginal d’imposition sera de 51,75%) il obtiendra un montant forfaitaire de  54,680.27$ (et paiera 58,646.72$ en impôts).
Par contre, s’il décide de retirer cette somme sur 5 ans, en plus de continuer à collecter des intérêts sur le montant toujours dans son REER, l’impôt payé sera grandement diminué car au lieu d’un taux marginal d’imposition de 51.75%, son taux marginal sera de 31% et le montant total gagné net sera de 87,730.40$.
 
Capital Investi :     50,000.00$
Gain sur impôt :    33,585.47$
Intérêts cumulé :  43,559.93$
Impôt payé :          39,415.00$
Total investiss :    87,730.40$ (Capital investi + gain sur impôt + intérêts gagnés – impôt payé)
 
B)       Option Placement non enregistré
         (Voir le tableau plus bas pour les détails.)
Si Jean décidait de placer son argent dans un compte non enregistré, pendant la même période avec les même taux, il ne pourrait bénéficier du report d’impôt ni pour la somme placée ni pour les gains accumulés et il devrait payer l’impôt sur ces gains (ou intérêts dans le tableau plus bas) à chaque année. Ceci réduirait le montant annuel cumulé (puisqu’une partie sera déjà donnée au fisc). Par exemple, pour la première année, il aura un gain de 300$, avant de pouvoir réinvestir ce montant, mais comme il devra payer de l’impôt en fonction de son taux marginal d’imposition, il ne lui restera que 174$ à réinvestir.
Après 10 ans, Jean obtiendrait un placement de 60,642.15$ net d’impôt. Par contre, si le placement est retiré sur 5 ans, grâce aux intérêts qui continueront à s’accumuler, le montant total gagné net sera de 64,850.30$.

Capital Investi :     50,000.00$
Gain sur impôt :              0.00$
Intérêts cumulé :  25,603.97$
Impôt payé :          10,753.67$
Total investiss :     64,850.30$ (Capital investi + gain sur impôt + intérêts gagnés – impôt payé)
 
Donc, au final, si Jean décidait de retirer l’argent d’un seul coup, il ne serait pas avantageux pour lui de l’investir dans un REER (il obtiendrait un total de 60,642.15$ dans son compte non enregistré vs 54,680.27$ de son REER). Par contre, si ses retraits étaient étalés sur 5 ans, il obtiendrait 22,880.10$ de plus avec son placement REER que son placement non enregistré (87,730.40$ - 64,850.30$).
 
Les comptes enregistrés, comme les REER et les CELI, ont de nombreux avantages par rapport aux comptes non enregistrés. C’est pourquoi il est souvent judicieux de maximiser leur utilisation. Par contre, il faut bien analyser ses besoins avant de décider d’investir dans une ou l’autre de ces options. Par exemple, si vous désirez placer de l’argent à court terme, ou pour un projet spécifique, le CELI pourrait être une meilleure option que le REER. Vous auriez avantage à discuter avec votre conseiller financier avant de prendre une décision, car celle-ci pourrait avoir de lourdes conséquences fiscales.
 
* Basé sur les taux d’imposition du Québec pour 2014.

samedi 10 mai 2014

Investir dans un Fond Commun de placements?


·         Qu’est-ce qu’un fonds commun de placement?

 Un fonds commun de placement (FCP) est un investissement regroupant les sommes d’argent de nombreux individus ou sociétés et placés dans un grand nombre de titres différents (actions de sociétés, obligations, instruments du marché monétaire, etc.) afin de faire fructifier l’avoir collectif de façon la plus diversifiée possible. Il offre la possibilité à chacun d’investir dans une plus grande gamme de produits autrement inaccessible.

 Ex : Bob aimerait investir 500$, il pourrait décider d’acheter 50 actions de la compagnie ABC à 10$. Si au cours de l’année la valeur de l’action d’ABC descendait à 5$, le portefeuille de Bob subirait une perte de 250$ ((5$ - 10$) x 50 parts) et son portefeuille vaudrait maintenant 250$.

 Par contre, Bob pourrait décider d’acheter des parts de fonds communs de placement qui inclut des actions de la compagnie ABC. Avec son 500$, il pourrait, par exemple, acheter 50 parts du portefeuille diversifié à 10$ chacune. Si la valeur de l’action ABC diminuait à 5$, ses parts vaudraient maintenant 9$ chacune, il perdrait donc seulement 50$ ((9$ - 10$) x 50 parts) et son portefeuille vaudrait maintenant 450$. Grâce à la diversification de son portefeuille, il a pu limiter sa perte.
 
         
Il existe de nombreux types de fonds. Ceux-ci sont gérés par des gestionnaires de portefeuille afin de répondre aux besoins des investisseurs, notamment au niveau des objectifs de placement, de la tolérance au risque et de l’horizon temporel de ces derniers. Par exemple, une personne de 30 ans qui désire commencer à placer de l’argent pour sa retraite n’aura vraisemblablement pas les mêmes besoins qu’une personne de 62 ans qui prendra sa retraite dans 5 ans.
 
·         Les avantages d’investir dans un fonds commun de placement :

o    Gestion professionnelle : Les fonds communs sont gérés par des gestionnaires de portefeuilles qui sont responsable des décisions de placement du fonds. Grâce à leur expérience et des outils perfectionnés, ces spécialistes sont en mesure de  faire des recherches approfondies sur les différents marchés et titres afin de prendre les meilleures décisions possibles. Ce sont eux qui sélectionnent les titres correspondant aux objectifs du fonds.

o    Facilité d’accès : Beaucoup de fonds communs offrent à possibilité d’investir des sommes initiales aussi petites que 500$ avec la possibilité de faire des versements additionnels de 25$ ou 50$. La plupart offrent aussi la possibilité de faire des virements automatiques à chaque période de paie ou à chaque mois. Il est donc très facile de commencer à épargner. De plus en plus de fonds sont maintenant sans frais d’achat, ce qui permet de faire augmenter son investissement beaucoup plus rapidement.

o    Diversification : Les fonds communs proposent un moyen facile et abordable d’avoir accès à une très grande variété de placements qui seraient très difficile d’acquérir et de gérer individuellement. De plus, il serait financièrement difficile pour un individu d’investir dans chaque titre inclus dans un fonds commun. Le fait de diversifier son portefeuille en limite grandement les risques de fluctuation. A noter que la valeur totale d’un fonds commun de placement peut varier entre quelques centaines de milliers à plusieurs centaines de millions de dollars.

o    Flexibilité : Les fonds communs offrent des solutions pour tous les types d’investisseurs. Ceux-ci peuvent facilement transférer l’argent de fonds à mesure que leurs besoins changent.

o    Liquidité : Les parts de fonds communs peuvent habituellement être achetées et vendues chaque jour. L’investisseur peut donc s’attendre à recevoir les produits d’une vente dans les trois jours ouvrable suivant la transaction. Certaines exceptions s’appliquent, il est important de lire le prospectus du fonds pour connaitre les modalités d’achats et de vente.
 

Les frais liés aux fonds communs de placement

Comme nous l’avons vu précédemment, les fonds communs de placements offrent de nombreux avantages et malheureusement, ces avantages ne sont pas gratuits. Vous pourriez entre autre être amenés à payer des frais d’achat, des frais de rachat et/ou des frais de gestion.

Frais d’achat : ou frais d’acquisition. Frais variant entre 1% et 5% de la valeur du montant d’achat de parts et sont versées par l’investisseur au distributeur lors de l’achat de parts. Ces frais peuvent souvent être négociés, surtout si vous investissez un gros montant. A noter que certains fonds ne chargent aucun frais d’achat.

Frais de rachat : ou frais de vente. Frais variant entre 1% et 9% de la valeur du montant racheté et payés au moment du rachat. De nombreux fonds offrent une option de frais de vente différés (ou reportés); ce sont des frais de rachat qui diminuent progressivement tout au long du placement. Ex : la première année des frais de 7%, la 2e année des frais de 6%, la 3e 5%, etc. jusqu’à 0%.
 
Frais de gestion : Les coûts associés à la gestion et à l’exploitation du fonds sont calculés selon les coûts totaux engagés au cours d’une année sur la valeur moyenne du fonds durant cette même année. Chaque fonds est géré individuellement, on peut s’attendre à payer entre 1% et 2% en frais de gestion et ceux-ci sont directement déduits du rendement global du fonds. Donc, si un fonds offre un rendement global de 10% et comprend un ratio de frais de gestions de 1,5%, les investisseurs obtiendront un rendement de 8.5% sur leur portefeuille. C’est pourquoi il est très important, avant de choisir un fonds, d’en prendre connaissance.

Il faut faire attention par contre, ce n’est pas parce qu’un fonds commun comprend un frais de gestion élevé qu’il ne doit pas être choisi, car il pourrait offrir certains avantage que d’autres fonds n’offrent pas. Par contre, pour 2 fonds qui offrent des titres et des avantages semblables, il serait plus adéquat de choisir celui avec les frais de gestion les moins élevés.

Les frais de gestions comprennent : la commission du gestionnaire de portefeuille, les frais d’intérêts et taxes, les honoraires comptables et juridiques, les frais de tenue de dossiers des épargnants, etc.
 

Tous les frais à payer sont indiqués dans le prospectus du fonds et doivent être pris en compte avant de décider d’investir dans ce fonds. De plus en plus de fonds communs de placement sont vendus sans frais d’achat ou de rachat,  mais tous les fonds contiennent des frais de gestion.  Parlez à votre conseiller pour plus d’information sur les Fonds Communs de placement et la façon d’y investir.